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14 Feb 2016 | Reggae

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Cannabis : comment la police judiciaire mène la traque

INFOGRAPHIE – Internet permet à la police de retrouver des trafiquants qui achètent leur matériel sur des sites spécialisés.


Les Pays-Bas n’en sont pas à une contradiction près. Ils exportent
sans complexe leurs graines de chanvre… tout en diffusant leurs
techniques d’enquête pour débusquer les centres de production
cannabique. À la Direction centrale de la police judiciaire, à Nanterre
(Hauts-de-Seine), le savoir-faire des agents des Stups fera bientôt
l’objet d’une large diffusion au sein des commissariats et des
gendarmeries, sous la forme d’un «Guide de l’enquêteur sur la culture de
cannabis en intérieur». Histoire de diffuser aux «collègues» les bons
réflexes. C’est que cette culture laisse une «signature».
La plante réclame entre 20 et 28°C
pour pousser, et de l’eau à profusion. Pour la débusquer, l’idéal est
de disposer en hiver d’un hélicoptère avec caméra infrarouge. Il saura
détecter les entrepôts étrangement chauffés, alors qu’ils sont censés
être désaffectés ou contenir des produits froids, comme du bois ou du
ciment. La police peut également éplucher les factures d’eau et
d’électricité transmises aux propriétaires des hangars ou des pavillons
louches. Car les lampes au sodium, indispensables à la croissance des
plants, mais aussi les ventilateurs utilisés pour aérer les salles de
production, consomment énormément. À Tignes, récemment, un
cannabiculteur en appartement a été trahi par ses excès de kilowatts.
Autre méthode: surveiller les poubelles des zones industrielles. Car du
chanvre, on ne vend que les sommités florales, celles qui concentrent la
substance psychotrope. Le reste, soit 90% de la plante, n’est pas
conservé, «même si certains trafiquants utilisent des déchets de
feuilles et de tiges pour couper le produit et augmenter ainsi leur
bénéfice», explique un commandant de police.

Tout le matériel sur Internet

La
traque policière se fait aussi sur Internet, où les trafiquants
trouvent leur matériel: lampes, ventilateurs, engrais, et graines, bien
sûr. Pas moins de 400  «growshops» sont hébergés en France, sous couvert
d’inoffensives activités de jardinage. Aux Pays-Bas, le site Sensi Seed
fait l’apologie de sa «banque de cannabis» dans toutes les langues. On y
vend des chambres de culture ventilées, semblables à des
porte-vêtements, des «boosters de floraison» et même de quoi apprendre à
«cultiver avec la Lune», pour optimiser la pousse selon le calendrier
lunaire. De la «shiva shanti» à 20 euros les dix graines, à la «Marley’s
collie», à 120 euros, «variété de ganja que célèbre le génial Bob
Marley», la banque propose des centaines de variétés. Et même des
produits dérivés: casquette, tee-shirt, cartes à jouer. Le tout sera
livrable en colis express, dans le monde entier. Des sites de
«jardinage» à peine moins explicites «poussent» de Saint-Laurent-du-Var à
Montreuil (Seine-Saint-Denis). Et la cyberpolice engrange les
informations sur ceux qui s’y connectent pour y faire leurs emplettes.
Avec toutefois ce handicap à surmonter: en France, se faire livrer ces
graines de paradis artificiel n’est pas une infraction pénale, tout
juste une entorse aux règles administratives qui protègent l’agriculture
tricolore…

Source (old School) :  http://www.lefigaro.fr/

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admin

octobre 21st, 2012

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